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=== Avant la Citadelle ===
=== Avant la Citadelle ===
Durant l'antiquité romaine, la vieille ville autour de la [[colline Sainte Croix]] s'étend vers le sud et un nouveau quartier se forme autour du [[Mont Saint Hilaire]] (actuelle colline du [[Palais de Justice de Metz|Palais de Justice]]), la ville d'Auguste peu avant le [[Ier siècle]]. On y trouve notamment un quartier résidentiel luxueux <ref name=":0">{{Ouvrage/VIGAntique}}</ref>.
Durant l'antiquité romaine, la vieille ville autour de la [[colline Sainte Croix]] s'étend vers le sud et un nouveau quartier se forme autour du [[Mont Saint Hilaire]] (actuelle colline du [[Palais de Justice de Metz|Palais de Justice]]), la ville d'Auguste peu avant le [[Ier siècle]]. On y trouve notamment un quartier résidentiel luxueux <ref name=":0">{{Ouvrage/VIGAntique}}</ref>. Une commanderie de Templiers s'installe dans le quartier plus tard {{Référence souhaitée}} ainsi qu'une [[Église Saint-Pierre aux Nonnains|basilique]] au [[IVe siècle]].


Rattachée à la France en [[1552]] lorsque Henri II s'empare des Trois Évêchés, Metz subit le [[Siège de Metz|siège]] de Charles Quint. La ville doit être défendue face au Saint-Empire et le [[maréchal de Vieilleville]] décide de construire une enceinte fortifiée sur le front sud de la cité. La construction de la Citadelle détruit une bonne partie des vestiges romains enfouis, une partie ne sera retrouvé que lors des fouilles du parking en [[1964]] sous l'[[Esplanade]].
Rattachée à la France en [[1552]] lorsque Henri II s'empare des Trois Évêchés, Metz subit le [[Siège de Metz|siège]] de Charles Quint. La ville doit être défendue face au Saint-Empire et le [[maréchal de Vieilleville]] décide de construire une enceinte fortifiée sur le front sud de la cité, fragile. La construction de la Citadelle détruit une bonne partie des vestiges romains enfouis, une partie ne sera retrouvé que lors des fouilles du parking en [[1964]] sous l'[[Esplanade]].


=== Construction de la Citadelle ===
=== Construction de la Citadelle ===
[[Fichier:95096373 2625157841140719 8116777866273751040 n.jpg|vignette|Plan de la Citadelle en [[1696]].|gauche]]La Citadelle est construite pour prévenir les attaques en provenance du sud-ouest, approximativement dans un rectangle délimité par les rues actuelles : [[Boulevard Poincaré]], [[rue Winston Churchill]], [[avenue Robert Schuman]] et [[avenue Joffre]]. Son aménagement fait disparaître toute la partie sud de la [[rue du Voué]], qui devient la [[rue de la Citadelle]] à l'intérieur des fortifications. La Citadelle est intégrée dans le mur d'enceinte de la ville, son rempart ouest surplombant la [[Moselle (fleuve)|Moselle]], tandis que le côté sud s'appuie sur le rempart extérieur de la ville, devant les douves alimentées par la rivière.
[[Fichier:95096373 2625157841140719 8116777866273751040 n.jpg|vignette|Plan de la Citadelle en [[1696]].|gauche]]La Citadelle est construite pour prévenir les attaques en provenance du sud-ouest, approximativement dans un rectangle délimité par les rues actuelles : [[Boulevard Poincaré]], [[rue Winston Churchill]], [[avenue Robert Schuman]] et [[avenue Joffre]]. Son aménagement fait disparaître toute la partie sud de la [[rue du Voué]], qui devient la [[rue de la Citadelle]] à l'intérieur des fortifications. La Citadelle est intégrée dans le mur d'enceinte de la ville, son rempart ouest surplombant la [[Moselle (fleuve)|Moselle]], tandis que le côté sud s'appuie sur le rempart extérieur de la ville, devant les douves alimentées par la rivière.


Une ancienne commanderie de Templiers était présente sur ce terrain. Les architectes de la ville décident de détruire les installations pour ne garder que la [[Chapelle des Templiers|chapelle]] et la salle capitulaire. Ils deviennent un stock militaire. L'ouvrage est construit avec quatre bastions aux quatre angles : l'un sur la [[poterne d'Anglemur]] au nord-ouest, l'un sur l'actuelle [[place de la République]] au nord-est, les deux autres dans les remparts, sur l'actuel [[Palais du Gouverneur]] (au sud-ouest) et sur l'actuel [[square Gallieni]] (sud-est).  
Une ancienne commanderie de Templiers était présente sur ce terrain. Les architectes de la ville décident de détruire les installations pour ne garder que la [[Chapelle des Templiers|chapelle]] et la salle capitulaire. Ils deviennent un stock militaire. L'ouvrage est construit avec quatre bastions aux quatre angles : le bastion Saint-Pierre non loin de la [[poterne d'Anglemur]] au nord-ouest, le bastion Royal sur l'actuelle [[place de la République]] au nord-est, le bastion Saint-Louis vers l'actuel [[Palais du Gouverneur]] (au sud-ouest) et le bastion Champenoise sur l'actuel [[square Gallieni]] (sud-est).  
[[Fichier:Plan citadelle 1747.jpeg|vignette|Citadelle en [[1747]].|gauche]]
[[Fichier:Plan citadelle 1747.jpeg|vignette|Citadelle en [[1747]].|gauche]]
Au sud-est de ce dernier bastion, la première [[Porte Serpenoise]] est détruite en [[1561]] par [[Charles Quint]], elle laisse de la place pour la construction de cet angle, le bastion Champenoise. Une partie de l'[[abbatiale Sainte Glossinde]] est aussi démolie, déplaçant son entrée face à la [[rue de la Crête]].  
Au sud-est de ce dernier bastion, la première [[Porte Serpenoise]] est détruite en [[1561]] par [[Charles Quint]], elle laisse de la place pour la construction de cet angle, le bastion Champenoise. Une partie de l'[[abbatiale Sainte Glossinde]] est aussi démolie, déplaçant son entrée face à la [[rue de la Crête]].  


On accède désormais à l'intérieur de la forteresse par la « [[Porte de la Citadelle]] », ou « [[Porte Royale]] » (ou « Porte ''Royal'' (sic) de la Citadelle »), située près du « bastion royal(e) », un axe situé approximativement sur la rue du Voué, dans le prolongement de l'actuelle [[rue des Clercs]], au niveau de l'entrée piétonne du parking souterrain actuel. Une « [[Porte du Secours]] » ou « Porte de la Citadelle » (''Citadellenthor)'' permet de quitter la citadelle au sud-ouest (au bout de l'actuelle [[avenue Ney]]), pour rejoindre l'autre bastion via un pont traversant les douves inondées (actuelle [[Avenue Joffre]]) par la Moselle <ref group="Note">{{AM|cote=9Fi2289}}</ref>.
On accède désormais à l'intérieur de la forteresse par la « [[Porte de la Citadelle]] », ou « [[Porte Royale]] » (ou « Porte ''Royal'' (sic) de la Citadelle »), située près du « bastion royal(e) », un axe situé approximativement sur la rue du Voué, dans le prolongement de l'actuelle [[rue des Clercs]], au niveau de l'entrée piétonne du parking souterrain actuel, traversant les fossés. Une « [[Porte du Secours]] » ou « Porte de la Citadelle » (''Citadellenthor)'' permet de quitter la citadelle au sud-ouest (au bout de l'actuelle [[avenue Ney]]), pour rejoindre l'ouvrage à corne via un pont traversant les douves inondées (actuelle [[Avenue Joffre]]) par la Moselle <ref group="Note">{{AM|cote=9Fi2289}}</ref>.
[[Fichier:CitadelleCalque.jpg|vignette|Emprise approximative en 2025.]]
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Enfin, à l'ouest, derrière le Magasin à poudre, la « [[Porte Saint-Louis]] » ou « [[Porte d'Enfer]] », permet de rejoindre la ''[[Vieille Mozelle]]'' ([[bras mort de la Moselle]]) par la deuxième enceinte (au niveau de l'actuel [[Jardin Caroline Aigle]]).
Enfin, à l'ouest, derrière le Magasin à poudre, la « [[Porte Saint-Louis]] » ou « [[Porte d'Enfer]] », permet de rejoindre la ''[[Vieille Mozelle]]'' ([[bras mort de la Moselle]]) par la demauxième enceinte (au niveau de l'actuel [[Jardin Caroline Aigle]]). Les remparts de Metz partaient du bastion Saint-Louis pour longer la Moselle plus bas, apportant un glacis le long de la Citadelle sur le front de la rivière jusqu'à la [[poterne d'Anglemur]].


L'[[Abbaye Sainte-Marie de Metz]] est transférée dans la commanderie [[Petit Saint-Jean en Chambre|Saint-Jean-en-Chambre]] entre [[1560]] et [[1565]] suite à la construction des murs de la Citadelle <ref>{{Lien web|langue=fr|auteur=GRANDVEAUX Michèle|url=http://promenade.temporelle.free.fr/dotclear/index.php/post/2006/06/24/10-hopital-du-petit-saint-jean-en-chambre|titre=Hôpital du petit Saint Jean en Chambre|site=Promenade temporelle|consulté le=11 décembre 2014}}</ref>. En [[1567]], le [[Magasin aux Vivres]] est ouvert comme magasin militaire pour le personnel de la Citadelle.
L'[[Abbaye Sainte-Marie de Metz]] est transférée dans la commanderie [[Petit Saint-Jean en Chambre|Saint-Jean-en-Chambre]] entre [[1560]] et [[1565]] suite à la construction des murs de la Citadelle <ref>{{Lien web|langue=fr|auteur=GRANDVEAUX Michèle|url=http://promenade.temporelle.free.fr/dotclear/index.php/post/2006/06/24/10-hopital-du-petit-saint-jean-en-chambre|titre=Hôpital du petit Saint Jean en Chambre|site=Promenade temporelle|consulté le=11 décembre 2014}}</ref>. En [[1567]], le [[Magasin aux Vivres]] est ouvert comme magasin militaire pour le personnel de la Citadelle.
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Dans les jardins du [[Palais du Gouverneur]] se trouve le vestige de la [[tour d'Enfer]] (ou [[tour des Wassieux]]) qui se trouvait à la place du bastion du même nom, construite en [[1515]] et enfouie sous la Citadelle en 1560 <ref group="Note">{{AM|cote=2Fi978}}</ref>. Retrouvée lors de la création du palais par les Allemands, elle est conservée depuis. Des murs du [[Remparts de Metz|rempart]] romain sont également dans ces jardins <ref group="Note">{{AM|cote=2Fi979}}</ref>.
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== Architecture ==
== Architecture ==

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La Citadelle de Metz est une fortification à quatre bastions construite au milieu du XVIe siècle au centre-ville, dont l'enceinte se situe approximativement dans le cadre formé par les actuels boulevard Poincaré, avenue Joffre, avenue Robert Schuman et rue Winston Churchill. La citadelle en elle-même prenait place approximativement sur l'emprise actuelle de la place de la République, la Caserne Ney, une partie de l'Esplanade, l'Arsenal et le Palais du Gouverneur, ce qui en faisait l'une des fortifications les plus fermées de la ville pendant plusieurs siècles. Elle a été détruite de 1790 à 1816.

Citadelle de Metz
Citadelle de Metz
Présentation
Style:Bastion à l'italiennePropriétaire:Roi de FrancePatrimoine:Classé MH
Localisation
Adresse:DétruiteQuartier:Metz-CentreSection:3e
Historique
Date de construction:De 1556 à 1564Destination originelle:ForteresseDestination actuelle:Détruite

Histoire

Avant la Citadelle

Durant l'antiquité romaine, la vieille ville autour de la colline Sainte Croix s'étend vers le sud et un nouveau quartier se forme autour du Mont Saint Hilaire (actuelle colline du Palais de Justice), la ville d'Auguste peu avant le Ier siècle. On y trouve notamment un quartier résidentiel luxueux [1]. Une commanderie de Templiers s'installe dans le quartier plus tard [réf. souhaitée] ainsi qu'une basilique au IVe siècle.

Rattachée à la France en 1552 lorsque Henri II s'empare des Trois Évêchés, Metz subit le siège de Charles Quint. La ville doit être défendue face au Saint-Empire et le maréchal de Vieilleville décide de construire une enceinte fortifiée sur le front sud de la cité, fragile. La construction de la Citadelle détruit une bonne partie des vestiges romains enfouis, une partie ne sera retrouvé que lors des fouilles du parking en 1964 sous l'Esplanade.

Construction de la Citadelle

Plan de la Citadelle en 1696.

La Citadelle est construite pour prévenir les attaques en provenance du sud-ouest, approximativement dans un rectangle délimité par les rues actuelles : Boulevard Poincaré, rue Winston Churchill, avenue Robert Schuman et avenue Joffre. Son aménagement fait disparaître toute la partie sud de la rue du Voué, qui devient la rue de la Citadelle à l'intérieur des fortifications. La Citadelle est intégrée dans le mur d'enceinte de la ville, son rempart ouest surplombant la Moselle, tandis que le côté sud s'appuie sur le rempart extérieur de la ville, devant les douves alimentées par la rivière.

Une ancienne commanderie de Templiers était présente sur ce terrain. Les architectes de la ville décident de détruire les installations pour ne garder que la chapelle et la salle capitulaire. Ils deviennent un stock militaire. L'ouvrage est construit avec quatre bastions aux quatre angles : le bastion Saint-Pierre non loin de la poterne d'Anglemur au nord-ouest, le bastion Royal sur l'actuelle place de la République au nord-est, le bastion Saint-Louis vers l'actuel Palais du Gouverneur (au sud-ouest) et le bastion Champenoise sur l'actuel square Gallieni (sud-est).

Citadelle en 1747.

Au sud-est de ce dernier bastion, la première Porte Serpenoise est détruite en 1561 par Charles Quint, elle laisse de la place pour la construction de cet angle, le bastion Champenoise. Une partie de l'abbatiale Sainte Glossinde est aussi démolie, déplaçant son entrée face à la rue de la Crête.

On accède désormais à l'intérieur de la forteresse par la « Porte de la Citadelle », ou « Porte Royale » (ou « Porte Royal (sic) de la Citadelle »), située près du « bastion royal(e) », un axe situé approximativement sur la rue du Voué, dans le prolongement de l'actuelle rue des Clercs, au niveau de l'entrée piétonne du parking souterrain actuel, traversant les fossés. Une « Porte du Secours » ou « Porte de la Citadelle » (Citadellenthor) permet de quitter la citadelle au sud-ouest (au bout de l'actuelle avenue Ney), pour rejoindre l'ouvrage à corne via un pont traversant les douves inondées (actuelle Avenue Joffre) par la Moselle [Note 1].

Emprise approximative en 2025.

Enfin, à l'ouest, derrière le Magasin à poudre, la « Porte Saint-Louis » ou « Porte d'Enfer », permet de rejoindre la Vieille Mozelle (bras mort de la Moselle) par la demauxième enceinte (au niveau de l'actuel Jardin Caroline Aigle). Les remparts de Metz partaient du bastion Saint-Louis pour longer la Moselle plus bas, apportant un glacis le long de la Citadelle sur le front de la rivière jusqu'à la poterne d'Anglemur.

L'Abbaye Sainte-Marie de Metz est transférée dans la commanderie Saint-Jean-en-Chambre entre 1560 et 1565 suite à la construction des murs de la Citadelle [2]. En 1567, le Magasin aux Vivres est ouvert comme magasin militaire pour le personnel de la Citadelle.

Visite de Louis XV

Louis XV, de passage à Metz durant sa maladie en 1744, visite la Citadelle et demande notamment du pain fait avec le blé du Magasin aux Vivres.

Organisation et plan de la Citadelle

L'ancien logis du Gouverneur de la Citadelle en 2023.

Dans les angles, on trouve le bastion Saint-Pierre et le bastion Royal(e) qui font face à la ville, et le bastion Saint-Louis (ou bastion d'Enfer) et bastion Champenoise (déformation de la porte Serpenoise) face à l'extérieur de la cité. La Citadelle avait en effet été construite pour se défendre autant des attaques venues dedans que dehors, d'où la devise de la ville de Metz à l'époque de la République messine disparue en même temps que la Citadelle : « Si nous avons paix dedans, nous avons paix dehors ».

Au bout de la rue de la Citadelle à l'intérieur du fort, on trouve un ancien « Arcenal » [3]. De l'autre côté de la rue, le Magasin aux Vivres, seul édifice qui survivra à la destruction de la Citadelle, est accolé à la Chapelle des Templiers. Sur la rue parallèle se trouve un Magasin à poudres, et plus loin on retrouve l'église Saint-Pierre aux Nonnains. Il subsiste encore le logis du gouverneur de la Citadelle.

Démantèlement de la Citadelle

Plan du centre-ville en 1858
Projet de 1791.

Dès 1762, les dirigeants messins évoquent le démantèlement de la citadelle. Les premiers travaux commencent en 1790. En 1791, on projette les terrains récupérés et le nouveau quartier à y construire [4]. La destruction débute au début du XIXe siècle [5], en 1802 [6],[1].

Les fossés nord de la Citadelle de Metz, finalement détruite en 1816, et son bastion Saint-Pierre au nord-ouest sont comblés et remplacés par les jardins de l'Esplanade [7]. L'Arsenal est construit sur des anciens jardins au centre du fort en 1863, complétant la Caserne Ney (en 1845) sur l'ancien rempart est [8], le tout face à la place Royale construite entre 1802 et 1816 sur le Bastion Royal au nord-est. Anciennement dans ses murs, l'église Saint-Pierre aux Nonnains au nord-ouest est conservée tout comme la chapelle des Templiers au centre.

Les remblaiements du fossé de la Citadelle permettent aussi d'aménagement le Jardin Boufflers [9] derrière ce qui deviendra le palais de Justice de Metz et de le relier à la promenade de l'Esplanade. On perce une grande avenue sur les fossés est : l'Avenue Robert Schuman. A l'opposé, les remparts arasés et les fossés comblés permettent la création du Boulevard Poincaré. Enfin au sud, l'avenue Joffre longe les anciens remparts, prenant place sur les anciens fossés. Reprenant l'ancien tracé de la rue de la Citadelle, on créé l'avenue de la Citadelle en 1833 qui deviendra l'avenue Ney.

La Porte du Secours et la Porte de la Citadelle sont rasées avec l'arasement des remparts en 1901. La salle capitulaire de la Chapelle des Templiers est détruite enfin en 1904, terminant les grands travaux d'effacement d'un quartier vieux de plusieurs siècles. Le « Portique à la Citadelle » est détruit en 1905 [10]. L'arasement et la destruction de derniers bâtiments au sud permet de construire le Palais du Gouverneur.

Des vestiges découverts après la destruction de la Citadelle

En 1707, une statue de Louis XIII trouvée dans les ruines et présentée comme représentant Saint Louis est érigée par Louis Ferrand, curé de l'église Saint-Simplice [5] sur une fontaine tout juste installée le long d'un immeuble face aux arcades de la place Saint Louis. Plusieurs antiquités romaines sont découvertes avec la destruction de la Citadelle, et hébergées au Musée de La Cour d'Or.

Dans les jardins du Palais du Gouverneur se trouve le vestige de la tour d'Enfer (ou tour des Wassieux) qui se trouvait à la place du bastion du même nom, construite en 1515 et enfouie sous la Citadelle en 1560 [Note 2]. Retrouvée lors de la création du palais par les Allemands, elle est conservée depuis. Des murs du rempart romain sont également dans ces jardins [Note 3].

Des chantiers de fouilles en 1964 et dans les années 80 ont confirmé l'existence d'un quartier gallo-romain aux alentours de l'Esplanade, de l'actuel Arsenal, de Saint-Pierre aux Nonnains ou encore de l'actuel Palais du Gouverneur [1].

Architecture

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Références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 (fr) VIGNERON, Bernard, Metz antique, Sainte-Ruffine : Maisonneuve, 1986 (ISBN 978-2716001151)
  2. (fr) GRANDVEAUX Michèle, « Hôpital du petit Saint Jean en Chambre » sur Promenade temporelle (consulté le 11 décembre 2014)
  3. (fr) BnF, « Plan de Metz et de ses environs orné de ses nouveaux Bâtimens (1775) » sur Gallica (consulté le 11 mars 2023)
  4. (fr) LE BRUN, « Terrein de la Citadelle : projet d'un quartier neuf à établir (1791) » sur limedia.fr (consulté le 23 juillet 2023)
  5. 5,0 et 5,1 (fr) TEXIER Fabienne, Metz, il y a 100 ans en cartes postales anciennes, Prahecq : Editions Patrimoines et médias, 2010 (ISBN 978-2-916757-51-3)
  6. (fr) Service Documentation du Républicain Lorrain, « L'Arsenal de Metz a 30 ans : de la sauvegarde à l'inauguration le 26 février 1989 » sur Républicain Lorrain (consulté le 20 juillet 2020)
  7. (fr) INRAP, « Esplanade » sur INRAP (consulté le 20 juillet 2020)
  8. (fr) Ministère de la Défense, « Mémoire des Hommes » sur Ministère des Armées (consulté le 22 avril 2020)
  9. (fr) VILLE DE METZ, « Square Boufflers » sur metz.fr (consulté le 8 janvier 2023)
  10. (fr) BERRAR Jean-Claude, Memoire En Images : Metz Tome I, Saint-Cyr-sur-Loire : Editions Alan Sutton, 1996 (ISBN 2-84253-028-4)

Notes

  1. Voir l'image référencée sous la cote 9Fi2289 aux Archives Municipales de Metz.
  2. Voir l'image référencée sous la cote 2Fi978 aux Archives Municipales de Metz.
  3. Voir l'image référencée sous la cote 2Fi979 aux Archives Municipales de Metz.

Bibliographie

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