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Comme ailleurs en France, la crise économique frappe la ville, avec de mauvaises récoltes et des tensions sociales. Les fossés de la [[Citadelle de Metz]], détruite, sont comblés et remplacés par l'[[Esplanade]]. La [[place Royale]] est terminée en 1816 dans son alignement <ref>{{Ouvrage/WAGDico}}</ref>. Grâce à ces travaux, des rues sont créées et réaménagées, comme le [[boulevard Poincaré]] qui peut s'élargir sur le tracé des anciens remparts. | |||
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Depuis [[1815]], la France est entrée dans une période de Seconde Restauration avec le retour des Bourbons au pouvoir dans une monarchie constitutionnelle. Le Royaume de France est dirigé par Louis XVIII (petit-fils de Louis XV et frère de Louis XVI), après la défaite de Napoléon à Waterloo et la chute de l'empereur. Durant le Congrès de Vienne en [[1815]], l'Europe est redessinée dans une situation économique difficile et des tensions politiques. Le but est de rétablir l'ordre monarchique et empêcher la France de repartir en conquête. | |||
Les monarchies légitimes sont réinstallées, à l'image de Louis XVIII qui tente de retrouver un équilibre entre les royalistes ultraconservateurs qui veulent le retour de l'Ancien Régime, et les libéraux qui veut conserver certains acquis de la Révolution et de l'Empire. Aux élections législatives de 1816, les ultraroyalistes sont écartés du pouvoir par le roi, qui favorise les modérés. Suite à sa défaite, la France est occupée par des troupes alliées (la Prusse qui veut s'agrandir en Allemagne, l'Autriche qui veut reprendre ses territoires italiens, la Russie qui veut contrôler la Pologne et la Grande-Bretagne). L'occupation doit durer jusqu'en [[1818]] le temps de payer les indemnités de guerre. Nicéphore Niepce met au point l'héliographie, premier procédé photographique. | |||
Depuis la mort du duc de Lorraine et de Bar, Stanislas, en février [[1766]], la Lorraine est pleinement française. [[Metz]] et la région restent des zones clés du dispositif militaire français, dans un pays encore occupé par les armées étrangères. | |||
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Cette page concerne l'année 1816 du calendrier grégorien.
Événements à Metz

Depuis 1648, Metz est une ville française, tout comme les Trois-Évêchés. Elle reste une place forte militaire stratégique, encore plus sous la Restauration, car la France doit se défendre contre toute nouvelle invasion.
Comme ailleurs en France, la crise économique frappe la ville, avec de mauvaises récoltes et des tensions sociales. Les fossés de la Citadelle de Metz, détruite, sont comblés et remplacés par l'Esplanade. La place Royale est terminée en 1816 dans son alignement [1]. Grâce à ces travaux, des rues sont créées et réaménagées, comme le boulevard Poincaré qui peut s'élargir sur le tracé des anciens remparts.
Un arrêté municipal donne le nom de la place de l'Hôtel de Ville, de la place de la Cathédrale et de la rue du Marché couvert le 1er juillet, plusieurs axes sont nommés cette année-là. Le maire de Metz Nicolas Damas Marchant est remplacé par Joseph de Turmel.
Dans la Cathédrale Saint Étienne de Metz, le 29 octobre on fait installer une cloche, plus petite que la Mutte, dite cloche de Turmel, en hommage à la fille du nouveau maire. Le portail d'ordre dorique de l'Abbatiale Sainte Glossinde est élevé par Derobe père [2].
Contexte historique
Depuis 1815, la France est entrée dans une période de Seconde Restauration avec le retour des Bourbons au pouvoir dans une monarchie constitutionnelle. Le Royaume de France est dirigé par Louis XVIII (petit-fils de Louis XV et frère de Louis XVI), après la défaite de Napoléon à Waterloo et la chute de l'empereur. Durant le Congrès de Vienne en 1815, l'Europe est redessinée dans une situation économique difficile et des tensions politiques. Le but est de rétablir l'ordre monarchique et empêcher la France de repartir en conquête.
Les monarchies légitimes sont réinstallées, à l'image de Louis XVIII qui tente de retrouver un équilibre entre les royalistes ultraconservateurs qui veulent le retour de l'Ancien Régime, et les libéraux qui veut conserver certains acquis de la Révolution et de l'Empire. Aux élections législatives de 1816, les ultraroyalistes sont écartés du pouvoir par le roi, qui favorise les modérés. Suite à sa défaite, la France est occupée par des troupes alliées (la Prusse qui veut s'agrandir en Allemagne, l'Autriche qui veut reprendre ses territoires italiens, la Russie qui veut contrôler la Pologne et la Grande-Bretagne). L'occupation doit durer jusqu'en 1818 le temps de payer les indemnités de guerre. Nicéphore Niepce met au point l'héliographie, premier procédé photographique.
Depuis la mort du duc de Lorraine et de Bar, Stanislas, en février 1766, la Lorraine est pleinement française. Metz et la région restent des zones clés du dispositif militaire français, dans un pays encore occupé par les armées étrangères.
Pages qui parlent de cette date
- Caserne Ney (← liens)
- Citadelle de Metz (← liens)
- Marché couvert (← liens)
- Cathédrale Saint Étienne de Metz (← liens)
- Place Jean-Paul II (← liens)
- Place d'Armes Jacques-François Blondel (← liens)
- Arsenal (← liens)
- Avenue Robert Schuman (← liens)
- Boulevard Poincaré (← liens)
- Esplanade (← liens)
- Rue Blondel (← liens)
- Place de la République (← liens)
- Rue du Palais (← liens)
- En Chaplerue (← liens)
- Rue de Paris (← liens)
- Rue Serpenoise (← liens)
- Place Saint Jacques (← liens)
- Quai du Rimport (← liens)
- Portes de Metz (← liens)
- Abbatiale Sainte Glossinde (← liens)
- Place Saint Simplice (← liens)
Références
- ↑ (fr) WAGNER Sébastien, Dictionnaire historique des rues de Metz, Metz : Editions Serpenoise, 2009 (ISBN 978-2876927919)
- ↑ (fr) BERRAR Jean-Claude, C'était Metz, Strasbourg : Editions du Quotidien, 2015 (ISBN 978-2371640351)