1894

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Cette page concerne l'année 1894 du calendrier grégorien.

Événements à Metz

La ville de Metz a été annexée par l'Empire allemand, la plus grande puissance d'Europe, en 1870. Metz devient le chef-lieu du district Bezirk Lothringen, plus ou moins la Moselle actuelle. Comme dans le reste du territoire annexé, les institutions sont désormais allemandes, et les noms ont été germanisés mais la population reste profondément attachée à la France. Les députés protestataires, qui tentent de faire valoir les droits locaux au Reichtag, changent de stratégie et veulent désormais collaborer avec l'Empire pour le bien de la région. D'autant que depuis 1887 il est interdit formellement de contester l'appartenance de l'Alsace Moselle en l'Allemagne. L'Empire allemand renforce Metz en tant que place militaire stratégique, avec une garnison importante et des fortifications modernisées.

Un Christ en croix, détruit pendant la Révolution, est replacé sur la tour du Chapitre de la Cathédrale Saint Étienne de Metz. On charge l'architecte Paul Tornow et le sculpteur Auguste Dujardin de restaurer le portail sur la face ouest [1].

Metz, où Dreyfus a été en poste, est directement concernée par l'affaire. L'hostilité des autorités allemandes envers un officier français accusé d'espionnage renforce la méfiance entre les populations francophiles et l’administration impériale.

Contexte historique

Année clé en France, marquée par des bouleversements politiques internes et des tensions internationales grandissantes. Le pays est toujours sous la Troisième République, et le président est le républicain modéré Sadi Carnot depuis 1887. Mais il est assassiné le 25 juin par un anarchiste et remplacé par Jean Casimir-Perier deux jours plus tard. Son élection reflète la montée des tensions politiques entre républicains modérés et radicaux. Un mois plus tôt, le chef du gouvernement Jean Casimir-Perier avait cédé sa place à Charles Dupuy. L'événement entraîne une répression accrue contre les mouvements anarchistes (les « Lois scélérates »).

Le 15 octobre, l'affaire Dreyfus secoue la France, le capitaine est condamné à la déportation, accusé à tort d'espionnage au profit de l’Allemagne. La France continue de voir l'Empire allemand comme son principal adversaire, notamment en raison de la perte de l’Alsace-Lorraine en 1871. L'armée française se réorganise en vue d’un potentiel futur conflit. L'Empire russe se rapproche de la France dans une logique d'alliance contre l’Allemagne.

La Lorraine, à la frontière de l'Empire et en position stratégique, est surveillée de près. Les fortifications sont modernisées pour garder la place forte.

Pages qui parlent de cette date

Références

  1. (fr) GANDEBEUF Jacques, « Dossier délicat » sur Moselle Humiliée (consulté le 15 mars 2014)

Bibliographie

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