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Auteur de cet article : Jonathan Vaucher
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Le lieu, près de l'Évêché construit en [[1314]], s'appelait logiquement [[Cour de l'Évêché]] en [[1610]], ou [[Cour l'Évêque]] au [[XVIe siècle|XVIe]] et [[XVIIe siècle]].[[Fichier:Gravure 1610.JPG|vignette|Gravure en [[1610]].]]
Le lieu, près de l'Évêché construit en [[1314]], s'appelait logiquement [[Cour de l'Évêché]] en [[1610]], ou [[Cour l'Évêque]] au [[XVIe siècle|XVIe]] et [[XVIIe siècle]].[[Fichier:Gravure 1610.JPG|vignette|Gravure en [[1610]].]]
Lors de la rénovation et l'agrandissement de la [[Place d'Armes]] par [[Jacques-François Blondel|Blondel]] en [[1770]], ce dernier s'attèle à faire aussi une grande place devant la [[Cathédrale Saint Étienne de Metz|Cathédrale Saint Étienne]], bordée par le nouveau portail de style néoclassique (construit en [[1764]]), et deux constructions du même style qui se font face mais qui n'iront pas à leurs termes suite à la Révolution, le [[palais épiscopal]] et le [[parlement de Metz]]. La place est élevée sur la grande cour de l'ancien [[Évêché de Metz|évêché]] <ref group="Note"><small>Voir [[:Fichier:Plan-metz-1738.jpg|le plan de 1738]].</small></ref> et Blondel fait aussi détruire au [[1780]] les vestiges de la [[Maison Carrée]] du [[IIe siècle]] <ref>{{Ouvrage/WAGDico}}</ref> qui se trouvait sur la place, peu de temps après avoir rasé le [[palais des Treize]] vers [[1765]] (sur l'emprise du futur Parlement). Mais les travaux sont aussi interrompus par les Révolutionnaires.
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Après la mort de Blondel, les travaux sont repris par [[Pierre Sylvestre Jaunez]], architecte sous l'Empire. En [[1806]] il supprime les échoppes autour de la place et termine la place. Un arrêté municipal donne le nom de [[Place de la Cathédrale]] le 1er juillet [[1816]] <ref group="Note">{{Référence souhaitée}} <small>car les [https://archives.metz.fr/4DCGI/Web_VoirLaNotice/03_06/1Dxzxb4/ILUMP677 archives municipales des conseils de 1816] passent de mai au 18 juillet sans compte rendu de conseil le 1er juillet.</small></ref>.
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==Topographie de la voie==
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Dans les années 1970, la place était ouverte aux voitures et servait aux transports en commun <ref name=":1" group="Note" />. Place piétonne mais ouverte aux voitures depuis au moins 2008, notamment pour rejoindre le parking du marché couvert, elle est fermée par borne à partir de 2018, ouverte la majorité du temps pour continuer à accéder au parking. Si le stationnement n'est pas autorisé depuis au moins 2008, entre (au moins) 2017 et 2020, des places de parking sont matérialisées au centre et sur les bords de la place, il est ensuite entièrement interdit.
Dans les années 1970, la place était ouverte aux voitures et servait aux transports en commun <ref name=":1" group="Note" />. Place piétonne mais ouverte aux voitures depuis au moins 2008, notamment pour rejoindre le parking du marché couvert, elle est fermée par borne à partir de 2018, ouverte la majorité du temps pour continuer à accéder au parking. Si le stationnement n'est pas autorisé depuis au moins 2008, entre (au moins) 2017 et 2020, des places de parking sont matérialisées au centre et sur les bords de la place, il est ensuite entièrement interdit.


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== Bâtiments et monuments ==
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== Faits et anecdotes ==
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Version du 25 juin 2026 à 14:11

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Place Jean-Paul II
Place Jean-Paul II
Localisation
Quartier:Metz-CentreSection:3eDébut du tracé:rue Ambroise ThomasFin du tracé:rue d'Estrées
Historique
Dénomination actuelle: Conseil municipal du 28 septembre 2006Édifices notables:Marché couvert, Cathédrale de MetzAnciens noms:Place de la Cathédrale, Cour de l'Évêché, Cour l'Évêque, Domplatz

La place Jean-Paul II, ancienne place de la Cathédrale, se situe à Metz-Centre, entourée par la Cathédrale Saint Étienne de Metz et le Marché couvert.

Histoire

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La grande cour d'entrée de l'évêché se trouvait à cet emplacement en 1738.

Le lieu, près de l'Évêché construit en 1314, s'appelait logiquement Cour de l'Évêché en 1610, ou Cour l'Évêque au XVIe et XVIIe siècle.

Gravure en 1610.

Lors de la rénovation et l'agrandissement de la Place d'Armes par Blondel en 1770, ce dernier s'attèle à faire aussi une grande place devant la Cathédrale Saint Étienne, bordée par le nouveau portail de style néoclassique (construit en 1764), et deux constructions du même style qui se font face mais qui n'iront pas à leurs termes suite à la Révolution, le palais épiscopal et le parlement de Metz. La place est élevée sur la grande cour de l'ancien évêché [Note 1] et Blondel fait aussi détruire au 1780 les vestiges de la Maison Carrée du IIe siècle [1] qui se trouvait sur la place, peu de temps après avoir rasé le palais des Treize vers 1765 (sur l'emprise du futur Parlement). Mais les travaux sont aussi interrompus par les Révolutionnaires.

Après la mort de Blondel, les travaux sont repris par Pierre Sylvestre Jaunez, architecte sous l'Empire. En 1806 il supprime les échoppes autour de la place et termine la place. Un arrêté municipal donne le nom de Place de la Cathédrale le 1er juillet 1816 [Note 2].

Le Parlement ne sera jamais terminé, sauf sa façade sur la Place d'Armes. A la place, Jaunez fait construire dès 1824 des maisons à bas-reliefs de Pierre Deny. En face, le projet de palais n'aboutit pas, la ville rachète en 1821 les murs et confie à Jaunez la construction d'un marché couvert en 1822.

Entre 1875 et 1918, puis entre 1940 et 1944, les Allemands renomment la place en Domplatz.

A l'occasion du 18e congrès eucharistique, un arc de triomphe est édifié devant la cathédrale [2] en 1907.

Le conseil municipal du 28 septembre 2006 donne le nom de la place au pape, mort récemment, Jean-Paul II [Note 3], sans les voix de l'opposition de gauche et des verts qui regrettent d'anciennes positions du pape, l'absence de laïcité du choix ou encore la temporalité. Lui sont opposés les dénominations religieuses des rues Jean XXIII, Dupont des Loges, Rabbin Elie Bloch, ou encore la rapidité avec laquelle le conseil a donné un nom à la place du Général de Gaulle, Avenue André Malraux ou avenue du Président J.F. Kennedy.

Origine des dénominations

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Cour de l'Évêché, Cour l'Évêque

Place de la Cathédrale, Domplatz

Place Jean-Paul II

Topographie de la voie

Dans les années 1970, la place était ouverte aux voitures et servait aux transports en commun [Note 4]. Place piétonne mais ouverte aux voitures depuis au moins 2008, notamment pour rejoindre le parking du marché couvert, elle est fermée par borne à partir de 2018, ouverte la majorité du temps pour continuer à accéder au parking. Si le stationnement n'est pas autorisé depuis au moins 2008, entre (au moins) 2017 et 2020, des places de parking sont matérialisées au centre et sur les bords de la place, il est ensuite entièrement interdit.

À date de juin 2026, la rue est en majorité piétonne mais reste ouverte en double sens aux voitures pour accéder au parking du marché.

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Signalisation

Avant 2006, deux panneaux de rue standard sur fond bleu étaient posés sur le mur du n°13 à l'angle avec la Rue Ambroise Thomas et le mur de l'arche du café Blondel, à l'angle avec la Place d'Armes Jacques-François Blondel. Jusqu'en 2008 ou 2010, ces panneaux sont barrés et les nouveaux sont placés au-dessus, ensuite il n'y a plus que le nouveau. Il indique :

PLACE

JEAN PAUL II

Pape de 1978 à 2005

Reçu à Metz le 10 octobre 1988

1920 - 2005

Le panneau au mur du n°13 inverse les descriptifs :

PLACE JEAN-PAUL II

1920 - 2005

Pape de 1978 à 2005

Reçu à Metz le 10 octobre 1988

A noter qu'un autre panneau, similaire au premier, est apposé sur le mur de l'entrée droite du Marché couvert, en 2018.

Transports en commun

À date d'octobre 2022, il n'y a pas d'arrêts de bus.

Bâtiments et monuments

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Marché couvert

Article détaillé : Marché couvert

Cathédrale de Metz

Article détaillé : Cathédrale Saint Étienne de Metz

Faits et anecdotes

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1 Au 1 se trouve le café « A la Lune » depuis des décennies. On le voit sur les photos des années 1970 [Note 4]. « L. Metzger » sur le fronton en 1903 [3]. Le « bar à la lune » en 2020. Café Blondel en 2024.

3 Au 3, la pharmacie « Nalline » dans les années 1940 et 1970 [Note 4]. La « pharmacie de la cathédrale » en 2008. Le « bistrot de la cathédrale » en 2020.

5 Au 5, le « café du centre » dans les années 1970 [Note 4]. Ces deux entrées (5 et 7) sont occupées par la Caisse d'épargne en 2020.

7 Un développeur de photos « Photo Studio » dans les années 1970 [Note 4],[Note 5]. Ces deux entrées (5 et 7) sont occupées par la Caisse d'épargne en 2020.

9 À l'angle de la rue Paul Besanzon dans les années 1910 se trouvait un dentiste (N. Hilbert). En 2022, c'est une confiserie Namur. Dans les années 70 c'est un pâtissier [Note 5].

11/13 En 1919, la grande bâtisse à l'angle de la Rue Ambroise Thomas accueillait les « Grands magasins des industries mécaniques » d'Eugène Hermann, un vendeur de cycles, motos, vélos et pneus, mais aussi de gramophones [Note 6]. En 2020, le rez-de-chaussée est majoritairement occupé par un fleuriste. L'ancienne cour de réparation du 11 est un espace dédié à plusieurs artisans et entreprises, nommé cour Saint-Etienne. Un bas relief circulaire est gravé dans le mur entre les deux numéros.

A l'angle de la rue Ambroise Thomas dans les années 1910 se trouvait une boutique d'Émile Remoissenet, célèbre vendeur d'optiques de Metz [Note 6]. En 2018 c'est le libraire « Hisler BD ».

On y trouvait dès l'inauguration du marché couvert au milieu du XIXe siècle, et encore au début du XXe siècle, un marché aux fleurs sur la place devant les grilles de la cour du Marché couvert [4].

Références

  1. (fr) WAGNER Sébastien, Dictionnaire historique des rues de Metz, Metz : Editions Serpenoise, 2009 (ISBN 978-2876927919)
  2. (fr) BERRAR Jean-Claude, « Le congrès eucharistique de 1907 à Metz » sur Républicain Lorrain (consulté le 7 janvier 2025)
  3. (fr) BERRAR Jean-Claude, Memoire En Images : Metz Tome I, Saint-Cyr-sur-Loire : Editions Alan Sutton, 1996 (ISBN 2-84253-028-4)
  4. (fr) BARBIAN Fabrice, FLAYEUX Isabelle, Metz d'antan, Metz : Hervé Chopin éditions, 2011 (ISBN 978-2357200784)

Notes

  1. Voir le plan de 1738.
  2. [réf. souhaitée] car les archives municipales des conseils de 1816 passent de mai au 18 juillet sans compte rendu de conseil le 1er juillet.
  3. Voir le compte-rendu du conseil municipal du 28/09/2006.
  4. 4,0 4,1 4,2 4,3 et 4,4 Voir l'image référencée sous la cote 2Fi1364 aux Archives Municipales de Metz.
  5. 5,0 et 5,1 Voir l'image référencée sous la cote 2Fi2111 aux Archives Municipales de Metz.
  6. 6,0 et 6,1 Photographies du début du XXe siècle. Voir notamment page 9, 14 et 15 de l'ouvrage suivant : (fr) BARBIAN Fabrice, FLAYEUX Isabelle, Metz d'antan, Metz : Hervé Chopin éditions, 2011 (ISBN 978-2357200784)

Bibliographie

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